3 célébrités qui me fascinent malgré moi

Jack Parker aime bien certaines stars. Mais il y en a qui l'obnubilent contre toute logique. Des célébrités en plein crash médiatique dont elle ne peut détourner les yeux.

3 célébrités qui me fascinent malgré moi

Bien que j’essaye régulièrement de me raisonner et de me retenir d’aller fouiller dans la vie de gens que je ne connais pas, je ne peux m’empêcher de craquer, au moins tous les trois-quatre jours. Mes cibles de prédilection ? Trois jeunes femmes célèbres qui vivent des existences plus ou moins décousues et qui font régulièrement la Une des tabloïds à cause de leur mode de vie jugé scandaleux. Et même si l’intérêt que je leur porte me donne l’impression de contribuer à leur destruction, il m’est très difficile de m’abstenir de dévorer chaque article qui pourrait m’apprendre quelque chose de nouveau sur elles.

Miley Cyrus

Si je n’ai jamais porté le moindre intérêt à la série Hannah Montana, ça ne m’a pas empêchée d’être fascinée par Miley Cyrus. Je suis son évolution depuis quelques années déjà – de ses premiers « dérapages » (lorsqu’elle postait des photos d’elle en bikini/sous-vêtements alors qu’elle n’avait que 14 ans) à son émancipation récente de l’écurie Disney. Depuis qu’Hannah Montana a pris fin, Miley s’est complètement métamorphosée – nouveau look, nouvelle coupe courte, nouvelle façon d’aborder sa célébrité et son image et de gérer sa carrière. Et même si ni sa musique, ni sa carrière d’actrice ne m’intéressent particulièrement (bien que j’attende son prochain album, produit par Pharrell Williams avec impatience), le personnage de Miley Cyrus ne cesse de m’intriguer. Et plus j’avance, plus je me découvre une forme d’admiration pour elle.

Évoluer dans ce milieu, à notre époque, avec la pression que ça implique et tout ce qu’on se mange dans la gueule dès qu’on se met un peu sur le devant de la scène, c’est casse-gueule. Encore plus quand on a été façonnée par Disney et que le public s’attend à nous voir garder une image de petite princesse pure et virginale ad vitam aeternam. Mais comme l’ont prouvé quasiment toutes les gamines sortant de chez Disney, y a forcément un moment où ça pète et où on a envie de prouver qu’on est une femme, une vraie, libre, émancipée, et en total contrôle de son corps et de son image. La preuve plus récemment avec le casting de Spring Breakers, mais déjà il y a 10 ans avec Britney Spears et Christina Aguilera.

Et bien que beaucoup de gens s’acharnent à la croire « en crise » ou « perdue », il est important de rappeler qu’il s’agit d’une jeune femme de 20 ans qui a grandi sous les projecteurs et qui a été formatée par des gens sûrement très bien intentionnés. Elle n’a pas eu l’autorisation d’être elle-même, ou même de se poser la question de ce qu’elle voulait être – tout avait été décidé pour elle. Alors maintenant, quand je la vois faire la fête avec Pharrell et ses potes, faire des duos avec Snoop Lion, fumer des clopes et sûrement plus, et globalement profiter de sa jeunesse, je ne peux m’empêcher d’être heureuse. Je trouve qu’elle s’en sort finalement pas trop mal, qu’elle a l’air de savoir à peu près où elle va (bien qu’à 20 ans ce soit loin d’être gagné et/ou indispensable, d’ailleurs) et je ne serais pas contre passer quelques heures avec elle pour parler un peu de tout ça.

Si en tant qu’artiste elle a encore du chemin à parcourir pour me convaincre, l’image qu’elle renvoie en tant qu’être humain lambda me paraît plus qu’appréciable. Et me pousse donc à traquer tous ses tweets et ses interviews parce que la modération, je connais pas.

Amanda Bynes

Amanda Bynes n’est pas une création des studios Disney, mais de la chaîne Nickelodeon – et comme Lindsay Lohan, on la voyait déjà mener une carrière incroyable, fructueuse et couronnée de succès. Mais en 2010, elle a annoncé vouloir prendre sa retraite parce que jouer la comédie ne l’intéressait plus – alors plutôt que de se forcer, elle a préféré stopper net. Et puis cette année, quelque chose d’étrange est arrivé. Amanda s’est mise à délirer plus que de raison sur Twitter, à poster des autoportraits tout niqués et à déambuler dans les rues en jogging-claquettes-chaussettes. Sauf que son statut de célébrité ne lui a pas permis de faire tout ça dans son coin sans qu’on ne se pose plus de questions que ça. Tout le monde s’est mis à parler de dépression nerveuse, de fusibles grillés, de maladie mentale – et ça n’a pas plu à Amanda. Elle se lance souvent dans des tirades interminables et complètement décousues pour s’en prendre aux magazines qui persistent à la traiter de folle et à utiliser des photos d’elle prises par les paparazzi alors que bon, son compte Twitter est blindé de photos récentes et approuvées par elle.

Au final, rien de bien alarmant dans ce comportement – chacun est libre de faire ce qu’il veut de son corps et de son esprit (beaucoup d’anonymes font la même chose qu’elle sans pour autant s’attirer les foudres de leurs congénères) et il est normal de réagir quand on se fait traiter de tarée tous les matins par la presse people. Mais cette métamorphose reste quand même bien étrange, assez soudaine et pleine de petites perles qui me poussent à surveiller les moindres faits et gestes de l’ancienne actrice et à scruter les moindres trucs qu’elle poste sur Twitter. Que ce soit quand elle mentionne Drake pour lui faire part de ses envies de le voir assassiner son vagin ou quand elle pose à moitié nue dans sa salle de bain, je gobe tout ce qui émane d’Amanda sans la moindre pointe de pudeur.

Et une petite partie de moi reste profondément convaincue qu’il s’agit d’un gros canular et qu’elle nous fait une petite Joaquin Phoenix en nous laissant croire qu’elle s’est perdue alors qu’elle prépare le rôle de sa vie. Et j’y croirai jusqu’au bout.

Lindsay Lohan

Ah, Lindsay, mon petit feuilleton récurrent. J’ai l’impression que ses déboires durent depuis toujours, comme les Feux de l’Amour. Je peux toujours compter sur elle pour faire une nouvelle connerie à chaque fois que je commence à me demander ce qu’elle devient – ça ne rate jamais. Tenez, là, elle vient d’entrer en cure de désintox – encore une – sur ordre du juge. Mais avant d’y mettre les pieds, elle est allée faire un peu de shopping (pendant que son avocat annonçait au tribunal qu’elle était bien entrée en cure) et faire deux ou trois détours avant de se décider à y aller. Ce que je peux comprendre, encore une fois. C’est pas marrant comme situation, je doute qu’elle fasse tout ce qu’elle fait en se disant que ça pourrait être rigolo d’avoir encore plus d’ennuis avec la justice, pour voir jusqu’où elle peut aller avant d’être balancée en prison pour de bon.

Alcool, drogues, conduite irresponsable, vols, petites bastons de bar, Lindsay nous a tout fait. Sauf des bons films, depuis un long, très long moment. Sa carrière est clairement dans les choux – bien qu’elle ne soit toujours pas décidée à lâcher l’affaire – et bosser avec elle semble aussi agréable que de se rouler dans une pile de figues de barbarie. Et je pense que plus personne ne croit vraiment à son retour : ce ne sont jamais ses nouvelles apparitions au cinéma qu’on guette, mais ses nouvelles frasques. Si tout le monde a attendu la sortie du téléfilm dans lequel elle incarne Elizabeth Taylor, ce n’était pas pour assister au grand come-back d’une actrice talentueuse, mais pour assister au carnage et s’en moquer allègrement. Rien n’est impossible à Hollywood, Lindsay n’est pas encore tout à fait perdue et peut-être qu’elle trouvera le moyen de revenir, de sublimer son pire, de faire de tout ce bordel quelque chose de positif et productif.

Mais pour l’instant, elle enchaîne les chutes et je ne peux m’empêcher de garder les yeux rivés sur elle, comme devant un accident de voiture. Et je culpabilise, parce que je me nourris du malheur d’un être humain qui n’a – au final – rien fait d’excessivement grave. Elle enchaîne les mauvaises décisions, parce qu’elle est extrêmement mal entourée (ses parents sont deux cas sociaux de compétition, et je ne parle même pas des gens de l’industrie) et qu’elle a grandi dans un cocon, dans un monde complètement différent du nôtre. J’aimerais pouvoir rentrer dans sa tête, sonder son cerveau, passer 24 heures dans ses pompes, pour comprendre ce qui la motive, ce qui la ronge, ce qu’elle est vraiment. Je passe mon temps à alterner entre haine, amour, compassion, mépris, et même parfois un peu de rancoeur – c’est complètement aberrant mais il m’arrive de lui en vouloir de déconner, encore et encore. Je n’arrive pas à savoir si elle est aussi débile qu’on essaye de nous faire croire, ou si c’est plus compliqué que ça (je penche quand même pour la deuxième option).

Et je donnerais tout pour pouvoir passer un week-end à discuter avec Miley, Amanda et Lindsay, pour essayer de comprendre et de m’abstenir de juger, pour une fois. Elles déclenchent même quelque chose de maternel chez moi, puisqu’une partie de moi aimerait pouvoir les protéger de tout ce bordel (bien que j’en fasse partie, en tant que spectatrice). Une chose est sûre, le cocktail Hollywood + tabloïds est toujours aussi efficace pour foutre en l’air de jeunes cerveaux, et rares sont ceux qui arrivent à en sortir indemnes.

Et vous, y a-t-il des célébrités qui vous fascinent malgré vous ? Des gens qui sont censés vous laisser indifférent-e-s mais dont vous ne pouvez détacher votre regard ?

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Voici le dernier commentaire en date :

  • Lovenothing
    Lovenothing, Le 26 août 2014 à 6h15

    J'ai eu envie d'aller voir les news
    Ca me fait rire : http://www.lesoir.be/634481/article/soirmag/actu-stars/2014-08-24/lindsay-lohan-va-publier-ses-memoires

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