2000-2009 : 10 ans de nouvelles technologies

2000 – 2001 J’avais le forfait 50h par mois de Free et j’avais pas tout compris. Tellement avare de mes précieuses heures d’internet, il me restait toujours 32h tous les 30 du mois. Et concrètement, je ne faisais rien dessus : j’allais sur ma boite Caramail (florie230202500@caramail.fr) où je n’avais strictement aucun mail (même pas […]

2000-2009 : 10 ans de nouvelles technologies

2000 – 2001

J’avais le forfait 50h par mois de Free et j’avais pas tout compris. Tellement avare de mes précieuses heures d’internet, il me restait toujours 32h tous les 30 du mois. Et concrètement, je ne faisais rien dessus : j’allais sur ma boite Caramail (florie230202500@caramail.fr) où je n’avais strictement aucun mail (même pas de spams à l’époque, tout juste une pub pour Kiwee qui t’offrait une sonnerie polyphonique) et sur le site internet de Manau(.pageslycos.fr) et le forum de Charmed(.fan-pages.fr).

Le site internet de l’époque : concrètement ça ressemblait en tous points à ça. A l’époque, madmoiZelle aurait pu avoir un logo doré en gif animé, avec un menu sur fond de fées pailletées, un contenu à 25 cm du bord de ton écran (la notion d’optimisation n’existant pas encore) et des bordures de 4 pixels vert pomme partout.

Ce site est un vrai site, encore en activité aujourd'hui, merci de respecter son webmaster.

2002 – 2003

Les vénérés AIM et MSN sont arrivés. De base, AIM avait tout le monopole de la discussion instantanée : hop la porte qui s’ouvre (gniiiiii) hop la porte qui se ferme (CLAC) et on se réclamait les devoirs de maths sur fond de Comic sans MS italique parme taille 14. Mais sans raison apparente, du jour au lendemain, tout le monde a migré sur MSN. Les « Touloudoum » rythmaient nos surfs, et gloire à la version 1.0 de Messenger, les wizz n’existaient pas encore. Je me souviens que notre grand plaisir, c’était de faire des « salons » : un regroupement de 14 personnes dans une seule fenêtre de conversation ayant pour seule discussion la tronche de cake du prof de français, le tout ponctué de « looooooooooooool » et des tout premiers « expldr ».

Le site internet de l’époque : sans hésiter Rotten, le site qui te faisait vomir ton 16h sur le clavier (mais j’ai toujours soupçonné que c’était truqué). A retenir aussi : Kazaa, le premier site de peer-to-peer où tu téléchargeais plus de virus à la seconde que de kb de ton mp3.

2004 – 2005 – 2006

L’ADSL se banalisa dans ma contrée lointaine : dégroupé à 512kb/s, on pouvait surfer sans limite de temps, c’te classe. Outre les sessions MSN à n’en plus finir (avec horaires fixes de rendez-vous) et mes parents qui comprenaient pas comment c’était possible de rire seule face à un ordinateur, la grande révolution de ces années-là ont été… les blogs. Et plus précisément les Skyblog. Ne rigole pas non, car toi aussi, tout comme moi, tu en as eu un. Aaaah, l’habillage Matrix. Aaaah la nostalgie des noms de blogs encore compréhensibles (kevindu02403.skyblog.com : Kévin est originaire de Landifay-et-Bertaignemont, ce qui n’était pas rien à l’époque). Même que nous on pouvait pas mettre de vidéos (et pour cause, Youtube ça existait pas encore).

On sait que t'as fêté tes 13 ans y'a 8 jours, même nous on faisait ça "à notre époque", ahah.

Le site internet de l’époque : c’était donc un skyblog, et plus précisément celui qui a fini en « Blog de la semaine » grâce aux décorations colorées qu’il propose à ses visiteurs, le tout ponctué d’images aussi banales que débiles. A retenir aussi : Prizee, le site de jeux en ligne où tu croyais pouvoir gagner 100 euros facile, mais en fait ça t’a saoulé au bout de 5 jours.

2007 – Maintenant

Facebook arrive dans ma vie et là je ne t’apprends plus rien puisque tu le vis en même temps que moi à l’instant précis où tu me lis. Pour en savoir plus, je te renvoie à la Psychologie des statuts Facebook et à l’enfer de Facebook. La jeunesse décadente s’y expose dans son profil la bouche en cœur et utilise le langage sms version 7.3.

Nous on pouvait même pas faire d'emoticons, ni utiliser la Comic sans MS, la loose.

Bref l’ineteurnette a bien changé, et c’est pas la seule chose…

SI TU TE SOUVIENS DE TON NOKIA 3210, RENDEZ-VOUS PAGE SUIVANTE !

2001

En ce jour béni du 25 Décembre 2001, je reçois mon tout premier téléphone portable. Il sera également le tout premier héritage que je vais recevoir de mon paternel : en effet, le précieux a déjà une bonne année d’utilisation dans la batterie. C’est un Sagem. Jaune. 1,350 kilos dans la carcasse. Et la fonction SMS n’existait pas. Oui, tu as bien lu, fraîche madmoizelle née en 1995 : mon premier portable ne pouvait pas envoyer ou recevoir des SMS. Le jour où je me suis séparée de lui, j’avais 57 euros de crédit de communication en recharge Carré Rouge SFR. Sans regret.

2002 – 2004

Mon premier portable acheté avec mes propre deniers. Et je rassure mon lectorat : celui-ci pouvait envoyer des SMS. Je migre sur Itinéris (l’ancêtre d’Orange pour les non-initiées). C’est un Nokia 3210 Gris. Il est lourd aussi ce con, mais je me fonds un peu plus dans la masse qu’avec mon précédent canari.

Le Nokia 3210 avait ses façades interchangeables : tous les goûts sont dans la nature.

Je le garde un an à peu près, et je le change en espérant en trouver un plus joli. J’opte donc pour un  Motorola tout arrondi. Mais son défaut, à ce Motorola, c’était que la batterie avait une autonomie moyenne de 9h. Alors qu’en 2003 on cherche en priorité à améliorer les designs et le poids des téléphones, on mise peu sur l’autonomie. Ca m’a valu maintes et maintes embrouilles avec mes parents (Maman, je sais que tu me lis) qui pensaient que je mentais en disant « Mais j’ai pas pu te préveniiiiiiir que je rentrerai plus tard ! ». Sept ans plus tard, j’exige dédommagement (Maman, je t’aime).
Le téléphone phare du moment : le Nokia 3310, aux mêmes fonctions que le 3210, mais avec 1 centimètre en moins.

2005

Qui dit nouvelle révolution téléphonique, dit nouveau portable : celui-là sera donc à clapet-double-écran-appareil-photos. Retour aux sources avec ce Sagem. Et apprentissage du geste harmonieux du fermé-de-clapet avec toutes les parties visibles de ton corps : index, cou, menton, cuissot, tout y passe. J’ouvre le clapet : je décroche ; je ferme le clapet : je raccroche. La fonction appareil photos tient toutes ses promesses pour l’époque : 1 méga pixels, 16 couleurs, option flou intempestif. Et que ça te photographie le prof en cours de maths et que ça fait nétour sur tous les Sagem de la classe. Note que j’ai toujours ma puce Itinéris.
Les téléphones phares du moment : le Sagem Myx5-2 qui était me semble-t-il un des premiers téléphones couleur et appareil photo abordable et le Samsung SGH-E570 qui marquait l’apparition du clapet.

2006 – 2007

J’entre à la fac, j’ai envie de me la péter, j’opte pour un téléphone portable en or. Il m’aura couté les yeux de la tête (et pas qu’à moi d’ailleurs), il aura eu son petit effet mais conclusion de l’objet tant désiré : l’appareil photos était nul, pas de mémoire, un son pourri. Ce téléphone a en plus fini dans les mains d’une personne dont le seul souvenir me glace le sang. Bref, il fallait un portable galère : ça sera le Nokia 7370.

Et en plus, mon téléphone était célèbre à l'époque : Promiscious, Nelly Furtado/Timbaland

Les téléphones phares du moment : le Motorola V3 qui me paraissait totalement démesuré et le LG Chocolate qui marquait l’arrivée des téléphones classieux.

2008 – Maintenant

Ce portable sera bien ou ne le sera pas. Je lâche tous mes points Orange dans ce Grââl. 3G, lecteur MP3, j’en passe et des meilleurs. Sauf que j’ai toujours un forfait de lycéenne qui colle pas vraiment à ce Sony Ericsson W910i et ma puce Itinéris qui pourrait trouver sa place dans le musée de la téléphonie mobile. Il n’y a pas longtemps encore, le iPhone ou tout autre téléphone tactile me faisait de l’oeil. Vais-je céder ? La réponse à la prochaine décennie !
Les téléphones phares du moment : je te cache rien hein, le iPhone et le LG Viewty RU990 nous envahissent !

AVANT D’AVOIR UN TÉLÉPHONE QUI FAISAIT MP3, ON AVAIT UN VRAI LECTEUR MP3 ET MÊME PARFOIS UN BALADEUR CD !

2000-2003

A cette époque tout le monde se baladait encore avec un baladeur CD. Moi j’avais un Sony, qui avait pour principaux qualificatifs d’être trop lourd, trop encombrant, de ne lire qu’à moitié les CD gravés et d’avoir les écouteurs trop courts. Même si le problème des écouteurs s’est facilement réglé, pour le reste rien à faire. Mais avec le recul je me rends compte que je me complaisais dans cette galère puisque JAMAIS ne m’est venu à l’esprit d’acheter (ou de me faire offrir, ahah) un lecteur MP3. Or, ça existait déjà à cette époque (quand même, j’suis pas de la préhistoire).

2004-2006

Et la révolution dans nos oreilles (et dans nos poches déformées de nos sacs à dos Quicksilver) eut lieu : pour Noël, mes parents m’offrent un lecteur MP3 Philips. Un machin qui ressemble à un suppositoire, avec un cordon pour le mettre autour du cou (WTF ?!) et une capacité de 30 chansons. MAIS je suis joie. J’ai même un peu la classe parce que selon mes bons souvenirs, on est relativement peu à posséder ce genre de choses. Maintenant, quand on me demande ce que j’écoute, je n’ouvre plus la bouche mais je brandis avec vigueur mon lecteur MP3 où l’écran fait défiler le nom de l’artiste, la chanson et même le titre de l’album. Au bout de deux ans de bons et loyaux services, je le cède à une copine en manque de musique dans le métro.

2006-Maintenant

Pour Noël (toujours la bonne excuse), ma mère m’offre un iPod. En 2006 on en est déjà à la 2ème ou 3ème génération des iPod Nano mais moi j’en avais juste entendu causer à la télé grâce à leurs pubs (piètre Geekette que je faisais à l’époque). 25 Décembre 2006 : le iPod Nano feurst generacheun se trouve dans mes frêles mains. Il vient de eBay, parce que mine de rien ça coûte un peu un bras quand on y regarde à deux fois. Il est noir, il est chatoyant, il est beau. Et il assouvit à la perfection mes pulsions de tri et de rangement : sur iTunes je nomme tout, mais genre TOUT même les compositeurs alors que concrètement on s’en cogne un peu quand on écoute une chanson. Tout est pochettisé à la perfection. Je jubile. Mais pas longtemps. Arrive un triste soir d’Octobre 2008 où mon iPod se coince dans une tablette de TER au moment où je la rabaisse : CRAC. Écran explosé. Je pleure intérieurement parce que parfois j’ai des sursauts de dignité. Il ne s’allume plus. Trois jours plus tard : miracle, il refonctionne (mais l’écran reste noir quand même). Je le baptiste Jésus et le chouchoute jusqu’à l’arrivée de Chromatic son petit-fils.

Il est orange, il gravé à mon prénom (ouais ouais t’as vu) et il est toujours à mes côtés, branché sur un casque Skullcandy blanc tout aussi magnifique. Dans le métro, 26 personnes autour de moi ont le même décliné dans d’autres couleurs mais peu importe, sur le coup, je cherche pas l’originalité mais la qualité !

Le défunt, dans sa robe de bal "Sheep Me", recyclé en clé usb depuis, et le nouveau

POUR BRANCHER TON IPOD T’AS BESOIN D’UN ORDINATEUR ! MAIS LUI AUSSI A BIEN ÉVOLUÉ DEPUIS 10 ANS !

2000 – 2004

A ce moment dans ma contrée, on dit qu’on est un geek si on possède une webcam. Qu’il en soit ainsi, j’en achète une. Elle se poste sur le dessus de l’écran 15 pouces bombé de mon ordinateur de bureau, bien encombrant et bien moche. C’est également la grande époque des virus et des chevaux de Troie (tu sais, les machins qui s’appelaient Win32_blast_Zlob et qui supprimaient un par un tes programmes). C’est à ce moment que je commence ma grande épopée des galères informatiques, et à cause de ces merdes, j’ai dû formater mon PC pas moins de 38 fois mais aussi celui de certaines de mes connaissances. J’ai aussi cramé un disque dur à cause d’un orage. Tout ceci n’est qu’un préambule à la grande aventure informatique qui m’attend.

2005 – 2007

Je reçois mon premier ordinateur portable à moi toute seule, comme bon nombre de mes compatriotes. A l’époque les PC sont encore relativement lourds et leur design semble avoir été un point de détail négligeable pour les constructeurs. Le mien est un Toshiba, 17 pouces, sous Windows XP. C’est le début du drame du portable : on mange dessus, on le colle dans le canapé, dans le lit, dehors… D’un point de vue physique : coups, griffes,  tâches alimentaires d’origine suspecte et 1,3 kilos de miettes entre les touches. D’un point de vue informatique : Photoshop se banalise et tout le monde fait des montages douteux pour les blogs ; moi j’suis une marginale je m’en sers pour mes cours d’arts plastiques. Notez que ce PC a eu la carte mère flinguée suite à un choc de ma valise contre des rails de train. Ca a coûté un foie d’en racheter une mais soit, il fonctionnait toujours.

Emo Hardcore & Petit Papa Noël : la magie de Photoshop réunit les opposés

2008

Les designs et les épaisseurs d’écran s’affinent. Et au moment où Photoshop est abandonné au profit de logiciels gratuits online type Blingee (que le mec qui a monté ce business ose se dénoncer), un nouveau concept fait surface : monter de toutes pièces son pc de chez soi. Dell sont les rois pour ça et je me laisse séduire : je commande un Inspiron dont j’ai tout choisi jusqu’à la couleur (qui sera blanche, car j’étais dans un trip monochrome depuis quelques mois). J’aurais pu aller ouvrir au facteur en pyjama à 8h du mat’ pour cet ordinateur. Il était beau comme une Ferrari, brillant comme une peau de poisson fraîche et même Vista me plaisait à l’époque. Pourquoi je parle au passé ? Mais parce que dans ma grande poisse légendaire, je me suis fait voler cet ordinateur à l’arrachée dans le métro (soit 7 mois après sa date d’achat). Ouiouiouioui. On m’aurait arraché le cœur que ça aurait été pareil. J’ai pleuré (et là, pour de vrai) mais mon cher Toshiba est revenu vers moi tel un super-héros pour me consoler.

2009

Arrive le moment où je dois racheter un nouveau nouveau portable car mine de rien le Toshiba a des kilomètres au disque dur. C’est là que se pose LA question : Mac ou pas Mac ?  C’est la grande tendance du moment : tous les gens ont des Macs petits, luisants et scintillants au soleil. Mais j’ai peur du changement et fais machine arrière : ça sera un Sony VAIO (blanc, ahah) en 15 pouces parce qu’il me faut un minimum. Mais, comme il y a toujours un « mais » : un élément perturbateur dont j’ignore la nature est venu se coincer dans le ventilateur, ce qui provoque un bruit de Boeing 787 à l’atterrissage. Résultat, mon PC partira bientôt en vacances au SAV. Est-ce que le vôtre en est déjà revenu vivant ?

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Voici le dernier commentaire en date :

  • Enesque
    Enesque, Le 15 septembre 2011 à 0h11

    Lycos et Caramail aussi...

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